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| Introduction |
Avant l'utilisation des outils informatiques, les bases de données étaient constituées de fiches. Ce système n'était pas simple à gerer car nécéssitait une place conséquente (nombreuses fiches) et la recherche n'était pas aisé. Le support informatique a permis d'éliminer ce système fastidieux grâce à des SGBD (Systèmes de Gestion de Bases de Données).

| Le support informatique |
Les fiches appelées "enregistrements", sont placés les uns après les autres sur le support de stockage en formant un "fichier". La structure de chaque enregistrement doit être parfaitement définie préalablement de façon à ce que sa taille (place occupée sur le support de stockage) soit connue et que chaque "champ" puisse être isolé.
Pour les différentes explications, on imagine une base de données sur le cinema :
Sachant qu'un entier (type "integer") est codé sur 2 octets, chaque enregistrement occupe 25+2+15 = 42 octets. Ainsi, tous les enregistrements ont une structure identique.
Les logiciels de gestion de fichiers
On distingue essentiellement les logiciels monofichiers et multifichiers (multitables).
Dans l'exemple précédent, un ensemble de fiches identiques suffit pour contenir tous les renseignements
nécéssaires (monofichier). Mais si l'on souhaite, pour chaque film, connaître également
la liste des acteurs, avec éventuellement des renseignements sur chacun, un système monofichier deviendra
peu performant. En effet, il sera difficile d'optimiser la place nécéssaire puisque le nombre d'acteurs
peut varier.
Comment exprimer toutes ces relations ?
D'où la nécéssité, pour les cas plus complexes, d'utiliser non pas un fichier uniforme
mais une "Base de Données" comprenant dans plusieurs fichiers (ou tables), les données
de base ainsi que les relations qui les lient. Un logiciel capable de gérer une base de données est
appelée SGBD.
Quelques exemples de logiciels
Gestionnaires de fichiers (monofichiers):
Les gestionnaire de fichiers se font rares (ces titres ne sont pas récents). Mais, ils l'avantage d'être simple d'utilsation, suffiant dans de nombreux cas et tournent sur toutes les machines.
SGBD :
| Décomposition des relations et notion de cardinalité |
Reprenons notre exemple :
Un réalisateur peut réaliser de 1 à n films (1,n). Dans le sens opposé, un film est réalisé par un seul réalisteur (1,1)
Ainsi, il existe 4 types de cardinalités dans une relation :
En posant, les conditions suivantes pour notre base de données sur le cinéma

- La relation Réalisateur/Film étant du type un à plusieurs (1,1 et 1,n), il suffit de créer
dans la table "Film" un champ supplémentaire contenant le code du réalisateur pour exprimer
la relation
- La relation Film/Acteur étant de plusieurs à plusieurs (0,n et 1,n), il est nécéssaire
de créer une table de liaison exprimant cette relation. Cette table appelé "Joue_dans"
contiendra les couples (codes films, codes de l'acteur).
D'où la modèlisation finale :

Dans, ces tables les * indiquent les clés primaires (ce sont les champs qui permettent la relation entre
les tables)
On ajoute les suffixes "_R" et "_A" afin de diférencier les noms et prénoms des réalisateurs et des acteurs
- Contrainte d'intégrité référentielle : il est nécéssaire que le Code_R
(code réalisateur) de la table "Film" existe dans la table "Réalisateur".
Les différentes phases de la gestion d'une Base de Données